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Créations littéraires

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  • Si tu passe par là, c'est pour te dire qu'il à un concours littéraire sur le thème de noël, si cela t'intéresse de participer envoie moi un mp
    sigpicVeritati semper triumphat .

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    • Je sais pas ou me plaindre alors je viens ici,le jeu devient de + en + cher et il faut dépenser de + en + bref notre présidente s'en va à cause de ça et c'est pas mon premier jeu ds ce genre et je vais laisser tomber aussi kom les 4 autres ( si venir une fois ts les mois pr pas perdre mon compte ) Marre il y en a que pr le pognon et je préfère acheter les sims 4 ou léa passion mode au moins c'est moins cher !!!

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      • Ma belle emeraude, je suis d'accord avec toi, sa commence à être cher et je te conseil avec joie les sims 4, c'est tout simplement pas comparable. Par contre, ce n'est pas contre toi, mais il s'agit ici d'un topic de création littéraire. On priorise les textes littéraires en tous genres. Si tu as des création à partager, tu est la bienvenue, par contre, si tu n'a rien à nous faire part ou si tu ne nous parle pas d'évènement littéraire, ou de commentaires sur les textes. Il vaudrais peut-être mieux d'ouvrir ton propre topic de discussion, je suis certaine que cela aurais du succès. Bonne chance bella.

        joliflore, je te remercie pour l'invitation au concours littéraire de noêl, mais apparemment j'ai lu ton message en retard c'est dommage.

        À plus jolies plumes, je vous adores!!

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        • Oui émeraude, c'est bizarre que tu porte le même pseudo que moi sur facebook et que tu vienne te plaindre sur un topique que je viens souvent enfin bref ce n'est pas le bon endroit pour te plaindre.

          Sinon zaurelle je vais participer à un autre concoure qui aura lieu en septembre et j'aurais plus de temps de le préparer et le thème c'est sur "les héros ne meure jamais" Tu dois créer une nouvelle de 20 pages. Si tu gagne, tu à des chance d'être publié avec eux et même si c'est négatif, tu à un avis du comité de lecteurs^^ C'est cool !
          sigpicVeritati semper triumphat .

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          • C'est magnifique ma belle, je te souhaite bonne chance et je suis désolé de ne pas pouvoir être la plus souvent.
            Pour me faire pardonner, je te propose le chapitre 10 de mon histoire Angoisse

            [spoiler] Sorah passe sa première nuit dans un endroit où, pour l’instant, elle se sent encore moins à sa place que dans sa maison, où un sentiment effroyable d’insécurité et de malaise la taraude, et qui plus est, en compagnie d’un garçon qu’elle ne connaît pas. Elle sait qu’elle est malheureusement trop puissante et qu’elle n’a rien à craindre des autres. Elle ne sait que trop bien qu’elle pourrait désintégrer la forêt entière si elle n’essayait pas de contenir ses pulsions meurtrières. Elle sait surtout qu’elle n’a aucun contrôle sur elle-même et c’est, en fait, ce qui lui fait le plus peur. Elle ne veut pas que quelqu’un d’autre soit blessé par sa faute, par ses excès d’émotion.
            Alors que personne d’autre ne connait sa cachette mise à part Axel, Élizabeth, elle, descend les escaliers à pas de souris, les paupières semi-collées par un sommeil à peine rompu. Elle trouve encore bizarre la manière dont Sorah à dit son surnom, Grenouille, à l’école, quelques heures plus tôt, comme si elle venait de faire la plus grande des découvertes. Elle est surtout triste. Sa meilleure amie disparaît encore une fois. Pour aucune raison. Elle le sent bien que quelque chose à changer en Sorah, elle n’est plus comme avant, elle n’est plus celle qu’elle connaissait. C’est triste de se dire que la seule personne qui a su la comprendre et l’accompagner, qui a su être son amie et le rester durant presque 13 ans, est aujourd’hui comme une étrangère. Si elle-même se sent ainsi, elle n’ose pas imaginer ce que doit ressentir Tomas à cet instant.
            Lorsque le pied d’Élizabeth touche le prélart de l’étage principal de la maison, elle entend soudain un grincement sec en provenance de la cuisine, comme si la porte d’une armoire venait d’être refermée. Elle empoigne un chandelier noir à l’apparence de Lumière dans le film la Belle et la Bête, qui était posé sur un buffet en bois orangé bruni, près de l’escalier, retire la chandelle en cire blanche et la repose sur le buffet. Elle retourne ensuite le chandelier pour se retrouver avec la base, la partie la plus solide de l’objet, en guise d’arme. Au cas! Au moment où elle entre dans la cuisine…
            -Hey, pose ce truc tu pourrais blesser quelqu’un!
            Elle se retourne d’un coup sec, prête à frapper, mais sursaute en voyant Tomas, en caleçon, son épaule et sa hanche droite reposant sur le cadre de porte séparant le couloir de la cuisine et le salon.
            -Tu m’as fait peur, qu’est-ce que tu fais debout en pleine nuit? Dit-elle en abaissant l’arme blanche sur le côté de sa cuisse droite.
            Elle tourne les yeux et va poser le chandelier sur l’ilot, devant le réfrigérateur. La surface en quartz blanc donne un magnifique effet miroitant et s’accorde merveilleusement avec les murs de la pièce en contrastant avec sa couleur bourgogne métallique. Tomas la rejoint en repassant par le couloir et entre par le seuil donnant sur la salle à manger de l’autre côté. Puis, il s’assied sur un tabouret en bois brossé près de l’ilot central.
            -Je fais ce que je veux, je suis chez moi. Je te rappel que c’est toi qui te suis invité. Rétorque Tomas.
            Élizabeth lui sert un verre d’eau avant de s’asseoir à son tour à ses côté, sans toute fois le regarder. Ils fixent tous deux le mur qui leur fait face.
            -Je sais, je ne pouvais pas te laisser seul après… tout ce qui arrive, dit Élizabeth en tournant légèrement la tête vers Tomas, le regard bas.
            -Je le sais, merci! Répond-il. Sorah ne voudrait pas qu’on s’apitoie sur notre sort.
            -Ouais, sauf qu’elle n’est pas là, renchérit-elle sèchement.
            Tomas ce met à la regarder comme si elle venait d’insulter la reine d’Angleterre.
            -Si elle avait pu être là, je suis certain qu’elle le serait.
            -Elle pouvait, mais elle a préféré s’enfuir.
            -Elle avait peur, tente-t-il de défendre sa petite sœur.
            -Non, s’emporte Élizabeth, elle nous a abandonné.
            -Elle allait se faire arrêter! Tu voulais qu’elle fasse quoi?
            Tomas se lève du tabouret de cuisine, suivit par le regard de la meilleure amie de Sorah alors qu’elle se lève à son tour, les paumes de ses mains pressées contre la table. Tomas dépose son verre dans le fond de l’évier et reste là, sans bouger, tête baissé, à fixer le robinet.
            -Elle aurait pu prendre ses responsabilités, comme elle l’a toujours fait. Pourquoi tu la défends?
            -Pourquoi TOI tu ne la défends pas? Lui retourne-t-il sa question, irrité. Ce qu’elle a fait ce matin, c’était un accident.
            -Un accident? Tu te moques de moi? Dit-elle maintenant au bord de la crise de larme. Elle a tué quelqu’un, Tomas, que ce soit un accident ou pas, ça ne change rien.
            -Tu la crois coupable.
            Tomas pâlit et fléchit soudain les genoux, comme s’il allait s’évanouir. La seule personne dont Sorah est arrivé à se souvenir ne lui fait même pas confiance.
            -J’aimerais que la situation soit différente, dit-elle plus calmement, comme pour justifier sa position. Malheureusement, elle ne l’est pas. La sécurité nationale, la police, le FBI, tout le monde la cherche. Son visage est dans tous les écrans de télévision et placarder sur toutes les vitrines et tous les arbres de la ville. Elle est en fuite et peut-être dangereuse.
            Tomas se retourne brusquement vers elle, rouge d’une rage dévastatrice. Comment ose-t-elle manquer de respect à sa petite sœur et qui plus est, sa propre meilleure amie. Tomas ne comprend pas comment elle a pu ainsi perdre foi en Sorah, alors qu’avant l’accident de ses parents et de sa sœur, les deux filles étaient inséparables.
            -Comment peux-tu dire ça? Cri Tomas. Sorah n’est pas dangereuse et tu le sais très bien.
            -Non, justement, je n’en ai plus aucune idée, je ne la reconnais plus. C’est une étrangère!
            Tomas se calme et la regarde l’air coupable. Élizabeth se doute de quelque chose. Sorah n’est pas dangereuse, elle est amnésique, déboussolée et se découvre des dons qu’elle n’arrive pas à contrôler et ça, c’est effrayant pour elle. Par contre, la dernière partie de ce qui arrive à la petite sœur peut être exempté de mention au cours des explications. Car maintenant, il serait peut-être nécessaire de dire à Élizabeth, toute la vérité, mais avant, tomas veut être certain de ne pas commettre d’erreur en révélant ce secret.
            -Qu’est-ce que tu veux dire? Dit-il simplement.
            -Avant, quand je la regardais dans les yeux, je voyais ma meilleure amie, mais ce matin, avant qu’elle ne parte en courant, nos regards se sont croisés et pendant un moment, tout ce que j’ai vu, c’est du vide! Comme si pendant une fraction de seconde, elle m’avait effacé de sa mémoire.
            Tomas se met à verser une larme. Il ne faut pas toujours croire que les vrais hommes ne pleurent jamais, surtout lorsqu’il s’agit de leur famille où pire, de leur petite sœur.
            -Il y a une explication!
            C’est au tour d’Élizabeth de pleurer un peu. Les yeux grands ouverts, une expression sarcastique sur le visage, elle attend cette réponse et espère qu’elle aura du sens et qu’elle répondra à toutes les questions qu’elle se pose depuis quelques mois.
            -Elle ne se souvient de rien, ni de moi ni de nos parents ni de ses passions et avant d’avoir croisé ton regard ce matin, avant de paniquer, elle ne se souvenait pas de toi non plus.
            Élizabeth a du mal à enregistrer les révélations de Tomas. Soit c’est trop dur à accepter, soit c’est le déni. Quoi qu’il en soit, cela à un certain sens. Comment celle qu’elle considérait comme sa meilleure amie, presque comme sa sœur, aurait pu ne vouloir recevoir la visite d’aucune de ses connaissance, alors que dans ses souvenirs, intactes dans sa tête à elle, Sorah était la fille la plus sociable qu’elle ait eu le bonheur de rencontrer.
            -Quoi? Demande-t-elle inconsciemment, ses yeux brulant sous l’effet du choc et de la peine.
            Elle sait ce que cela signifie. Elle sait pourquoi sa meilleure amie ne se souvient de rien. Malgré tout, elle a besoin de l’entendre.
            -Sorah est amnésique, depuis qu’on la retrouvé.
            Une ombre demeure au tableau, Tomas avait dit : « elle ne se souvenait pas de toi non plus ». Pourquoi le dire au passé. Si avant elle ne se souvenait plus d’elle, cela veut dire que maintenant, elle se rappelle? Et si c’était le cas! Le regard d’Élizabeth s’éclaircit lentement, quitte à laisser entrevoir un sourire tendre et apaisé. Il y a peut-être encore de l’espoir.
            -Mon petit crapaud! Pleur-t-elle devant l’air triste et compatissant de Tomas.
            Ding dong!
            Élizabeth et Tomas sursautent dans une respiration haletante, alors qu’on sonne à la porte.
            -Je retourne me coucher, dit-elle en regardant la porte et en prenant une grande respiration afin de se calmer de toutes ces émotions.
            Tomas lui fait un signe de tête qui signifie qu’il a compris et se dirige vers l’entrée. Il attend qu’elle ait disparu à l’étage pour ouvrir enfin cette porte. Il n’a pas le temps de voir de qui il s’agit, que déjà des bras s’enroulent autour de son cou et le serrent presque à l’étouffement. Les bras toujours pleins d’affection, il aperçoit Gale qui sourit d’amusement face à cette situation, alors que Cyndie et Victoire tirent sur la taille de leur sœur en lui priant de laisser Tomas respirer.
            -Je suis désolé, dit Kayla en le libérant douloureusement, est-ce que ça va Tommy?
            -Si on veut, répond-t-il avec toute la force dont il est capable pour rassurer ses cousines qui semblent toutes s’inquiéter, mais qu’est-ce que vous faites là?
            -On a pris la route dès qu’on a vu la photo de Sorah à la télévision, on te dérange?
            Soupir de soulagement!
            -Non, du tout, vous pouvez dormir dans ma chambre, la meilleure amie de Sorah est dans sa chambre. Merci d’être là.
            -C’est la moindre des choses, dit Cyndie, toute la famille s’inquiète.
            Les quatre nouveaux arrivants passent leur main sur l’épaule de Tomas avant de tous pénétrer à l’intérieur.

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            • Super ce nouveau chapitre ! Sa se vois que tu fais bcp d'effort et encore plus intriguant ! J'ai toujours hâte de savoir la suite
              sigpicVeritati semper triumphat .

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              • Un extrait d'une autre histoire :

                La vie de Mélodie :
                Mélodie venait tout juste de fêter ses 15 ans et d'emménager avec sa mère Logane dans une nouvelle maison au Texas. Elle adorait sa nouvelle chambre qui avait la vue sur un magnifique champ de tournesols. Elle se regarda dans la glace et se trouver assez mignonne avec cette mini jupe rose et son haut noir dos nu qui tombait en cascade, laissant apercevoir sa peau bronzé. Ses yeux vert avec ses grand cils noir était peint d'un bleu ciel pour faire ressortir son regard. Ses longs cheveux blond bouclé lui arrivait jusqu'à ses fesses. Ses chaussures compensé lui donnait de la hauteur car Mélodies était de taille moyenne. Elle saisis son sac à dos et rejoignis sa mère dans la cuisine qui préparer des œœufs au bacon pour le petit déjeuner. Logane était âgée de 30 ans et en paraissait avoir 10 de moins. Ses cheveux blond était coupé d'un carré droit qui mettait en valeur son visage fin et ses yeux gris vert. Elle avait la taille d'un top modèle et aimé s'habillée de manière décontracté.
                sigpicVeritati semper triumphat .

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                • Et un autre extrait de ce que j'ai écrit. Dit moi lequel tu préfère !
                  Chapitre 1 : Le lien.

                  A ce moment précis, plus rien ne compter pour Andrés, mise à part cet enfant qu'il venais de trouver dans ce désert . Il descendus de son chameaux tout en s'approchant de l'enfant d'un pas hésitant. Il se demandais, si ce n'étais pas un mirage ? Etait-il en train de rêver ? Ou son désire d'avoir un enfant depuis toutes ses années etait en train de lui faire perdre l'esprit. Plus il s'approché de ce petit être, plus son cœur bondissait. Il le pris dans ses bras et dit :
                  • Tallulah. Ce sera ton nom.
                  Andrés décida de rentré dans son village, en oubliant la tâche qu'il devait accomplir. Il savait que cela était de la folie, de ramener cet enfant en ces temps de guerre et de famine. Mais il ne pouvait pas se résoudre à abandonné ce nouveau née. Il se demandais quel genre de parents, pouvait abandonner de la sorte, leur propre enfant en pleins désert ?
                  Arriver au portes de son village, Andrés cacha l'enfant sous sa cape rouge sang. Il se rendit immédiatement sous sa tente et déposa délicatement Tallulah dans son lit. Andrés était un homme fort et robuste mais sous cette grosse carapace, ce caché un cœur tendre et généreux. Derrière son regard, on pouvait ressentir une grande tristesse. Il resta des heures à regarder Tallulah, lorsque Tallulah ouvris les yeux, Andrés fut subjugué !
                  • Non c'est impossible !
                  Il sentis une présence derrière lui, il se retourna mais il n'y avais personnes.
                  • Je suis en train de devenir fou.
                  Il ferma les yeux et poussa un grand soupir et dit :
                  • Je dois te protéger. Pardonne moi Tallulah mais je fais cela pour ton bien.
                  Andrés pris son poignard et coupa sa chemise pour en faire une sorte de bandeau. Il enroula le bandeau autour des yeux de Tallulah.
                  • Je raconterai aux gens du village que tu es aveugle. Et que je t'est acheter à tes parents qui voulais t'abandonner car ils avaient besoin d'or pour se nourrir.
                  La compagne de Andrés entendit ce qu'il venais de dire.
                  • C'est de la folie !
                  • Bérénice c'est toi ?
                  • Comment à tu oser acheter cet enfant sans m'en parler ? Ou a tu trouver de l'or ?
                  • Calme toi, je vais tout t'expliqué.
                  Bérénice enleva le bandeau des yeux de Tallulah et resta bouche bée. Elle recula terrorisé. Pour la rassurer, Andrés pris Tallulah et s'avança vers Bérénice et lui tendit l'enfant. Elle ferma les yeux et fit non de la tête, jusqu'à ce qu'Andrés déposa délicatement l'enfant dans ses bras. Lorsqu'elle ouvris les yeux, elle n'avais plus peur.
                  • Bérénice combien de fois avons nous rêver d'avoir un enfant ? Combien de fois avons nous priez les dieu pour en avoir un ? Je t'en prie il as besoin d'une mère.
                  Bérénice sourit et regarda tendrement Tallulah avec ses grand yeux vert larmoyant et soupira dans son oreille :
                  • Je serai ta mére et je te protégerais au péril de ma vie.
                  Le lien était créer entre la mère et l'enfant, Andrés se sentis rassuré et il les enlaçérent dans ses bras à son tour.
                  sigpicVeritati semper triumphat .

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                  • Allo ma belle joliflore,
                    Je sais que cela fait extremement longtemps que je n'ai pas donner signe de vie et je m'en excuse.
                    Tes deux extrait son prometteurs, mais dans le premier, quelque chose me chiffone. Mélodie a 15 ans? Et sa mère en a 30? Ce qui signifierait qu'elle a eu sa fille à l'âge de seulement 15 ans. C'est voulu que la mère et la fille aient si peu d'année d'écart? Sinon le second extrait, j'aime énormément. Je me demande pourquoi les deux parent ont eu peur en voyant les yeux de Tallulah. Les yeux vert caractérisent une provenance d'un être maléfique? Tu as fait une suite depuis?

                    Je n'ai pas perdu mon temps de mon côté mon roman est presque terminé. Voici le chapitre 11: Le carnet!

                    La lumière du soleil vient s’immiscer dans la cache par l’entremise du carreau de fenêtre défoncé et balaye la surface de ma peau en même temps que le vent qui vient m’attaquer de sa douce et légère brise. Mes yeux ne sont pas tout à fait réveillés et j’ai du mal à les ouvrir correctement. J’ose espérer que tout ce qui s’est passé dernièrement, n’était qu’un vulgaire rêve. Mon regard s’habitue tranquillement à l’aveuglante lumière et je constate que le plafond ne ressemble en rien à celui de l’hôpital ni à celui de ma chambre. Il est d’un gris, sale, craquelé et j’en ai que très peu confiance, car il n’est pas réconfortant du tout. Alors tout est vrai, l’accident, l’hôpital, ma force incontrôlable, ma vitesse, mon invisibilité, la mort de Luc et celle de mes parents, la blessure de ma meilleure amie et le rejet que j’ai fait vivre à mon frère. Ma fuite est réelle aussi, j’ai conscience que je suis partie pour protéger du mieux que j’ai pu tous ces gens, que j’ai fait cela pour limiter les dégâts le plus possible, et arrêter de faire du mal, mais je me sens vide, tellement vide. Je n’ai que très peu de souvenirs en mémoire et ça me pèse plus que jamais.
                    J’aimerais retourner en arrière, empêcher tous ces drames de se produire, mais c’est impossible. Je les ai abandonnée et j’espère qu’ils ne me pardonneront pas, comme ça, ce sera plus facile d’accepter ma conduite. J’ai blessé tant de gens en n’ayant plus de souvenirs, ceci ayant créé des pulsions que je ne comprends pas encore.
                    Je me retourne vers la gauche et aperçois le dos de quelqu’un. Bien sûr, Axel est réel également, et la preuve que tout ça n’est pas qu’un grotesque cauchemar. Je m’assois de peine et de misère sur le sol dur même s’il est recouvert d’une demie couverture qui gratte. Il faut que je sorte, mais je ne veux pas faire de bruit, donc la discrétion est de mise. Instinctivement, je regarde les paumes de mes mains qui commencent à disparaître de l’intérieur vers l’extérieur et cette fois, je ne tente pas de freiner l’effet de ma pensée. Lorsque je ne vois plus aucune parcelle de peaux ni de tissu sur moi, je rejette la couverture du côté gauche de mon corps, replie mes jambe et presse mes bras sur le plancher froid pour m’aider à me dresser sur mes pieds et sort de la cache à pas de chat. Lorsque je franchis le cadre de l’entrée, j’entends Axel bouger et, paniquée de ne pas vouloir le réveiller, j’accélère la cadence.
                    Une demi-seconde plus tard, mes pieds se trempent dans l’eau d’un ruisseau. J’ai encore beaucoup de difficulté à comprendre comment j’arrive à faire tout cela. Selon les souvenirs, en fait, le peu de souvenirs que j’ai récupéré, je n’ai jamais eu aucune capacité de la sorte. Ils viennent de nulle part et je n’arrive toujours pas à les contrôler. La preuve est faite, je n’y arriverai sans doute jamais.
                    J’écoute le bruit de l’eau, les vagues poussées contre mes jambes, le son est apaisant. Je prends une grande respiration et ferme les yeux pour profiter de cette sensation de calme et de sérénité, ce moment de bonheur après toutes ses émotions depuis les derniers jours. En une seule journée, je tue un garçon, me fait menacer par son frère, apprend la mort de mes parents, retrouve mes souvenirs sur ma meilleure amie, blesse cette meilleure amie par non-attention, me fait tirer dessus par un homme en costume qui dit s’appeler la police, je fais voler mon frère dans les airs et m’enfuit en courant à une vitesse qui pourrait presque dépasser celle du son. Il y a de quoi devenir fou à mon avis.
                    Je n’ai pas vécu ne serait-ce qu’une journée normale depuis que je suis rentrée de l’hôpital il y a quelques mois. Je savais que je n’aurais pas dû sortir aussi vite, c’était trop tôt, mon corps n’a pas supporté le changement. Je sais que je faisais de la peine aux gens que je suis sensé me rappeler, mais au moins, j’étais en sécurité de toutes ces surcharges émotives, au moins ils étaient en sécurité de moi. Je suis une menace pour ma famille et les amis que je semblais avoir, même si Thomas doit penser le contraire, mon départ était la meilleure solution pour tout le monde.
                    Voilà maintenant une bon mois que je me cache dans cette forêt, près d’un petit dépanneur, où Axel va piquer quelques trucs une fois de temps en temps (il faut bien manger), et de la fenêtre de la cache pour chasser les animaux lorsqu’on en voit. Mon compagnon de clochardise est très doué avec ce… ce fusil de chasse, là. De mon côté, je tente de m’entraîner en cachette à contrôler mes pouvoirs, chronométrant dans ma tête le temps que je prends à passer d’un endroit à un autre, rallongeant toujours les distances, m’imposant des limites de force à atteindre, j’essaie également de contrôler mon invisibilité, mais ces deux derniers points ne fonctionnent pas très bien pour l’instant. J’aime à penser que axel ne se doute toujours de rien à propos de moi, même si j’ai conscience que je ne peux pas contrôler ce qu’il voit et entend lorsqu’il n’est pas là.
                    Soudain, dans l’eau de la rivière, apparaît un carnet ou un livre, bref un truc où l’on peut lire des trucs, enfermé dans une pellicule transparente. Je me penche pour l’attraper aux flots avant qu’il n’atteigne la cascade qui tombe un peu plus loin.
                    -Ça doit venir de la voiture accidentée! Dit une voix dans mon dos.
                    Le visage d’Axel se laisse voir lorsqu’il s’approche doucement pour me faire face et il prend ma trouvaille dans ses mains, la tourne et la retourne pour en voir toutes les faces visibles.
                    -L’accident? Réponds-je en me retournant vers lui.
                    -Ouais, il y a eu un accident de la route il y a quelques mois, la voiture à déboulée près d’ici, c’était violent, je ne me suis pas présentée aux policiers quand ils sont arrivés pour des raisons évidentes, mais je crois qu’ils ont retrouvé un couple, ils étaient morts tous les deux apparemment. L’érosion du sol a dû le ramener jusqu’à la rivière.
                    Alors c’est ici que l’accident a eu lieu? C’est donc à partir d’ici que j’ai disparue sans laisser de trace. Si ce carnet vient de la voiture accidentée, ça veut dire qu’il est à moi. Où à mes parents, mais dans les deux cas, il me revient. Raison pour laquelle je lui reprends l’objet aussi prestement qu’il me l’avait pris.
                    -Où est-ce que l’accident s’est produit? Tu peux m’y conduire?
                    -Pourquoi faire? Me demande-t-il soucieux, les sourcils bas. Il y a un bon moment que la voiture n’y est plus. Moi-même, je n’y suis jamais retourné depuis.
                    -S’il-te-plait? Insistai-je, le livre mouillé sur le cœur.
                    -Tu ne serais pas un peu sombre comme fille, toi? Plaisante-t-il, mais je n’ai pas vraiment envie de rire.
                    -C’était probablement la voiture de mes parents. Lançai-je sans crier gare, alors que son sourire narquois tombe et s’estompe dans l’ombre imposée par les arbres environnants.
                    Il me prend le poignet sans rien dire de plus et m’entraîne à sa suite à travers les bois, les mousses, les rochers et les plantes. Cela prend quelques minutes avant d’atteindre le site, mais au moment d’arriver, Axel est surpris par un petit groupe de gens qui sont déjà sur place et me tire vers lui pour nous cacher derrière un arbre et m’empêche de pousser un cri de surprise de sa main droite. À cet instant, j’ai le réflexe d’user de ma force, mais Axel me bloque les membres supérieurs de son bras gauche, entravant ma mobilité, la surprise m’ayant paralysée. Je me force à prendre une grande respiration, ça me calme. S’en rendant compte, Axel me relâche la bride et je sors la tête de notre cachette pour observer, camouflée derrière une plante haute.
                    Je sais maintenant avec certitude qu’il s’agissait bien de l’accident de mes parents, parmi les personnes présentes, c’est Tomas que j’aperçois, dans sa veste carottée rouge et marron et ses cheveux en bataille sont aussi réveillés que je le suis, c’est-à-dire presque pas. Je voudrais sortir, le prendre dans mes bras, m’excuser, mais ce serait une mauvaise idée. Non seulement, je ne veux pas lui faire de mal, mais comme lui a le malheur de se souvenir, il a besoin de se recueillir.
                    Les autres me sont étrangers. L’un deux est un garçon, il a son bras gauche reposant sur les épaules de mon grand frère. Il est plutôt grand et musclé, ses cheveux sont bruns et remontés en chou-fleur sur le dessus de sa tête. Une barbe généreuse orne la peau de son visage et il porte la même veste que Thomas, mais la sienne est noire et blanche. Élizabeth est également présente, reculée dans son coin, autant physiquement que mentalement j’ai l’impression. Je la soupçonne de penser qu’elle me déteste, et c’est bien ainsi. Dans cette situation, il est sans doute plus aisé de détester que d’aimer et d’en souffrir. Près de la rivière, trois filles, qui me sont également inconnues, déposent des fleurs rouges sur l’eau et me semblent tristes, aussi tristes que Thomas et l’autre garçon. L’une a les cheveux violets, les autres ont les cheveux bruns, la deuxième, bouclés jusqu’au milieu du dos et la troisième, coupés au-dessus des épaules. Nostalgiques, elles se tiennent et se serrent dans les bras l’une de l’autre.
                    En voulant un peu mieux les apercevoir, je perds pieds et me redresse à l’aide de l’une des branches de l’arbre qui nous cache, moi et Axel, ce qui la fait craquer. Tous tournent la tête vers moi aussitôt, alors qu’Axel me tire vers lui le plus vite possible, plaquant mon dos contre son torse.
                    -Sorah? Entends-je la voix de Tomas.
                    « Sorah? Me chuchote Axel. Tara, ne répond pas, ils ne savent pas qui tu es apparemment!»
                    -Sorah, on sait que c’est toi, renchérit la voix d’Élizabeth, impatiente.
                    -Quoi, c’est vraiment elle? C’est Soso? Dit une autre voie féminine que je ne reconnais pas.
                    Je repousse les bras d’Axel qui résiste, mais j’insiste avec modération, puisque j’ai peur de m’emporter. Il finit par me laisser, et avant de rejoindre le groupe, j’arrive à discerner dans son regard une pointe de questionnement et de malaise. Je passe la main sur l’écorce et me révèle à la lumière qui perce la cime des arbres.
                    Tomas accourt dans ma direction et me prend dans ses bras, je ne le repousse pas, ne le serre pas non plus, trop occupée à observer ces regards inconnus et imprégnés de larmes de soulagement. Tomas me libère et laisse ses mains de grand frère sur les parties supérieurs de mes bras avant de me relâché complètement. Élizabeth reste en retrait, visiblement embêtée par ma présence, alors que les trois autres filles se précipitent vers moi, les bras ouverts. Je me déplace vivement pour prendre le bras de Tomas pour les éviter et je les vois freiner leur course aussi sec.
                    -Qui sont ces gens? Lui demandai-je agacé.
                    -Nos cousins! Ils se sont inquiétés pour toi!
                    « Mes pourquoi, chuchotai-je, est-ce qu’ils savent ce que j’ai fait et ce dont je souffre?
                    -La famille, c’est la famille, ils t’aiment peu importe ce que tu fais, et bien sûr qu’ils savent, je ne pourrais rien leur cacher.
                    -Mais moi, tu as pu? Je me détache de sa peau, sentant le regard d’Axel sur ma nuque. Tu as pu me cacher des choses toi!
                    -Je l’ai fait pour te protéger, pour t’empêcher de péter les plombs, personne ne sait mieux que toi comment tu réagis quand tu subis une trop forte émotion. Conteste-t-il, la main sur le cœur.
                    -Comme tu vois, ça a super bien fonctionné, j’ai blessé des gens.
                    J’essaie de crier ma colère sans vraiment crier, pour éviter qu’Axel ne comprenne l’essence de la conversation.
                    -Il a fait de son mieux, s’avance le garçon que je ne connais pas.
                    -Et qui es-tu toi? Lançai-je énervée.
                    -Je suis Gale et se sont Cyndie, Kayla et Victoire. Dit-il en pointant les trois filles avec le pouce.
                    -Et bien, ne t’en mêle pas Gale, tu ne peux pas comprendre, personne ne peut comprendre. Mes parents sont morts et pas un ne sait vraiment ce qui leur est arrivé, et je ne peux pas les pleurer, parce que je ne me souviens pas d’eux.
                    -Et bien nous, on a perdu notre tante et notre oncle et notre petite cousine la plus proche a disparue de la carte pendant deux semaines. S’emporte celle qui prétend s’appeler Cyndie.
                    Je réalise ce qu’elle dit et prend conscience qu’elle a raison, je ne suis pas seule à avoir perdu des gens, puis, eux ont perdu une petite cousine de plus que moi pendant deux semaines et Tomas, sa petite sœur, certainement angoissé par ce qui avait bien pu lui arriver. Je regarde donc le carnet récupéré dans la rivière et le colle sur le torse de Tomas, le lâche, il le rattrape et je fais volte-face.
                    -Attends, me crit-il, garde au moins ça, c’est une photo de toute la famille.
                    Je me retourne et effectivement, il fouille dans le carnet, qui semble maintenant être un album, en extirpe une photographie et me la tend. Je reviens sur mes pas et au moment de toucher du bout des doigts le papier écorché, le sol se dérobe et je tombe me fracasser le dos contre une racine. J’entends des cris de détresse et sens l’odeur d’épinette d’Axel me soulever la tête avant de perdre conscience.

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